Depuis plus d’un demi-siècle, l’innovation technologique, née de la révolution de l’électronique, se renouvelle de façon ininterrompue, avec quelques ruptures majeures, comme l’invention de la microinformatique ou internet. Chaque fois, la vie des entreprises, de leurs salariés, tout comme l’existence quotidienne des individus, en sont plus ou moins bouleversées. Chaque fois, de nouvelles formes organisationnelles apparaissent, entraînant des redistributions des stratégies, des reclassements dans la hiérarchie des firmes dominantes.
Si l’on essaye d’avoir un regard en surplomb sur cette période, on peut avancer l’idée que le capitalisme s’est profondément transformé, des changements fondamentaux sont apparus : les périmètres de valorisation protégés par les frontières politiques nationales ont été supplantés par un espace global de confrontation ; la théorie de l’agence a vu les actionnaires s’émanciper de la production et s’enfermer dans une bulle financière exorbitante ; les salariés du monde entier sont mis en concurrence, etc. Un nouveau capitalisme se construit et, comme on le sait depuis Schumpeter, cette création se réalise en détruisant l’existant : rapetissement de la place des Etats, effacement du rôle du management, étiolement du statut salarial.
Pour en rester sur ce dernier point, on a pu voir, lors des dernières décennies, des remises en cause existentielles du statut du monde du travail : marginalisation du rapport salarial, multiplication des formes d’individualisation de la relation salariale, avènement de l’obligation de résultat dans les modes de gestion de la main d’œuvre (travail en mode projet, leadership, agilité, flexibilité, autonomie individuelle et collective, travail coopératif ou collaboratif, travail à distance…) montée des statuts juridiques non salariaux (entrepreneuriat, autoentrepreneur).
Dans ce trend déjà bien fourni, une nouvelle forme d’organisation vient d’apparaître, le BYOD (Bring Your Own Device) : Apportez votre propre matériel ; prenant en compte la diversité foisonnante des outils numériques apparaissant sur le marché, des entreprises « à la pointe » offrent à leurs salariés la possibilité d’utiliser leurs équipements personnels pour effectuer leur travail, et non plus ceux fournis par l’entreprise. Cette innovation est accompagnée d’une autre, le workshifting (non encore traduit en français) dont le principe est : Travaillez où vous voulez quand vous voulez.
Sur un plan théorique, ces innovations peuvent raviver certains débats ancestraux sur l’après-capitalisme : le processus de passage à un système socialiste impliquait le « dépérissement de l’Etat », « l’abolition du salariat » : ironie de l’histoire, c’est le capitalisme qui est en train de les réaliser ! Du coup, l’avenir reste à nouveau à inventer.
Une telle innovation apparaît, si elle est confirmée par les décisions effectives des top managers, appelée à positionner la question du télétravail sur une échelle désormais stratégique. Le couplage BYOD-Workshifting répond, en effet, à maintes exigences , sans cesse rappelées dans les entreprises depuis de nombreuses années, d'élever le niveau de participation des collaborateurs dans chacun des actes de la production courante. Aujourd'hui, ce pli semble pris.
sources :
Editorial d'avril 2012 par Serge Le Roux, Réseau de Recherche sur l'Innovation
rri.univ-littoral.fr
Selon une enquête réalisée par le cabinet de recrutement Robert Half (dans 17 pays, auprès de 1 700 DRH) en France, cinq DRH sur six s'attendent à devoir enregistrer des démissions de salariés dits "stratégiques" au cours de l'année 2012, avec les graves conséquences qui en découleront pour l'entreprise, en termes de désorganisation, de démotivation, de perte de compétences, mais aussi des procédures de recrutement à mettre en oeuvre et de l'intégration à réaliser de ces nouveaux salariés. Pour faire face à ce danger, le cabinet propose six mesures : commencer par identifier les "collaborateurs-clés" ; s'adapter à leurs aspirations et à leurs demandes pour les fidéliser ; être à leur écoute pour mieux connaître leurs besoins, valoriser leurs efforts et leurs initiatives ; éviter la "surchauffe" et la surcharge de travail ; prendre soin des équipes et limiter la transmission de stress ; utiliser la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences...
On peut espérer que l'application de ces mesures suffira à résoudre le problème (quoiqu'on puisse être un peu surpris qu'elles n'aient pas déjà été prises) mais on peut aussi observer que l'engagement d'une réflexion dans l'entreprise, sur les formes de réalisation du travail et, en particulier, la liberté laissée aux collaborateurs de choisir les lieux d'exercice de leurs activités aurait, sans doute, largement contribué à réduire le risque signalé.
sources :
L'Entreprise.com (Hélène Delmas, 12/03/2012)
lentreprise.lexpress.fr
Les sociétés Regus, fournisseur d'espaces de travail et Shell, distributeur de carburants, ont signé un accord pour installer sur une aire de repos de l'autoroute A10, un espace de travail destiné aux travailleurs nomades.
L'espace dédié au travail de bureau propose les services de base : connexion internet, imprimantes, fax...
Il est accessible au prix de 5€ pour 24 heures (ou 15€ pour 5 fois 24 heures).
Cette information appelle deux commentaires :
1. des firmes comprennent que le mouvement vers le modèle du travail mobile (je travaille où je veux versus où je peux, quand je veux) est désormais lancé et, semble-t-il, de façon irréversible, et qu'il y a là un nouveau marché disponible pour les entreprises qui veulent prendre des initiatives : fournir des espaces de travail près des lieux où circulent ces travailleurs ;
2. cette innovation est destinée à ceux des salariés ou des indépendants qui exercent des fonctions elles-mêmes mobiles (les "nomades") : il reste le sort encore non réglé des 12 millions de salariés qui n'ont pas d'alternative au fait de devoir se rendre, chaque jour, sur un lieu de travail qui leur a été assigné dans leur contrat de travail.
sources :
Le Journal du Net, 23/01/2012
www.journaldunet.com
L'UFC-Que choisir avec l'Ademe, vient de publier une étude sur le coût des déplacements dans la région Nord-Pas de Calais : il en ressort que ce poste atteint le niveau de 16% du budget des ménages, à égalité avec l'alimentaiion (après le logement).
L'étude indique que ce coût est généralement sousestimé car toutes les dépenses afférentes à l'automobile ne sont pas toujours prises en compte : aux dépenses de carburant, il faut effectivement ajouter les assurances, frais de carte grise, d'entretien, de contrôle technique et la dépréciation du véhicule, sans oublier péages, stationnement, contraventions...
Le coût de la circulation automobile concerne aussi la pollution : 35% des émissions de CO2.
L'étude a également évalué le coût des déplacements domicile-travail : ainsi, pour un trajet professionnel quotidien de 50 km, l'utilisateur d'une automobile dépense 10 350 € par an, alors que le même voyage en TER ne lui coûterait que 1 056 €.
On pourrait ajouter encore d'autres catégories de coûts : les frais de réparation, le coût du crédit pour l'acquisition du véhicule, l'obligation de disposer d'un deuxième véhicule dans la famille du fait des obligations de se déplacer pour atteindre son lieu de travail, le temps perdu, les équipements obligatoires à acquérir.
Quoi qu'il en soit, il s'agit là d'une ponction considérable sur le revenu des ménages, alors qu'un peu d'esprit de décision pourrait amener les décideurs à éviter aux salariés ces déplacements quotidiens obligatoires.
sources :
Etude UFC-Que Choisir - Ademe, janvier 2012
www.ufc-que-choisir-lille.org
L'Institut de l'Entreprise, dans la perspective des prochaines élections présidentielles, vient de publier un rapport dont le titre à lui seul situe la volonté de ses auteurs : "Pour un choc de compétitivité en France".
Après le constat qui, malheureusement, signale la dégradation des positions de l'économie française, plusieurs mesures sont avancées qui visent un meilleur engagement de la puissance publique, ainsi que des mesures de réduction des charges sociales, la création d'un conseil de la compétitivité, une libération du dialogue social, etc.
La lecture de ce rapport laisse quelque peu dubitatif sur l'importance du "choc" annoncé, et espéré par les auteurs :
certes, on peut comprendre que la situation des entreprises serait susceptible de s'améliorer dans un contexte plus libéralisé (mais il reste à concevoir les parades que la puissance publique devrait mettre en place pour pallier certains effets sociaux de ces avancées) mais le doute s'installe quand on repère l'absence de la question du travail dans l'analyse et les propositions.
Comment peut-on croire à un relèvement de la compétitivité si la question des rapports de travail n'est pas prise en compte.
Les entreprises françaises souffrent certainement d'une faiblesse du dialogue social, mais le mal est bien plus profond en ce qui concerne le dialogue professionnel.
Le télétravail, parce qu'il permet d'instaurer un nouveau climat de travail, fondé sur la confiance réciproque entre managers et opérateurs, peut être une voie pour réellement faire décoller l'efficacité productive ; mais le terme "télétravail" (ni d'ailleurs celui de "confiance") n'est pas cité dans le rapport...
sources :
Pour un choc de compétitivité en France, institut de l'entreprise, janvier 2012
Selon plusieurs études et avis médicaux (American Cancer Society, Institut Baker-Australie, Dr Boris Hansel , endocrinologue à l'Hôpital La Pitié-Salpétrière...) la position assise et l'immobilité prolongées augmenteraient les risques cardio-vasculaires et cancérigènes.
Travailler debout (qui n'est pas non plus sans inconvénients, mais apparemment moins graves) et bouger le plus souvent possible permettraient de réduire ces risques.
Bien que ces prescriptions (si leur bien-fondé est confirmé) puissent être mises en application dans n'importe quel milieu professionnel, on imagine assez aisément que le travail réalisé à distance faciliterait l'adoption et le déploiement de ces nouvelles pratiques.
Plus généralement, on sait qu'aujourd'hui l'efficacité est directement liée à la qualité des conditions de travail, en particulier aux espaces d'autonomie dans lesquels les collaborateurs peuvent exercer leurs missions.
On peut donc penser qu'un climat de confiance développé dans l'entreprise ou l'administration, permettant à chacun de choisir sa manière de travailler, et participerait en cela à une élévation de cette efficacité, sur les plans, à la fois, économiques et sociaux.
sources :
www.femina.fr
www.futura-sciences.com
Le gouvernement affiche une volonté de réduire l’absentéisme des salariés des secteurs privé et public.
L’AFTT ne prend pas position sur les mesures annoncées, ni sur les critiques qu’elles suscitent.
En revanche, elle attire l’attention sur plusieurs faits qui paraissent oubliés ou sous-estimés, dans un climat général d’inquiétude sur l’évolution des conditions de travail :
►l’élévation de la durée des trajets domicile-travail, qui constituent un supplément croissant de fatigue, de stress et d’appauvrissement ;
►mais aussi la chute significative des arrêts de travail en cas de télétravail ;
►de même, la réduction sensible des accidents de trajet, qui constituent une part élevée des accidents de travail.
Il semble donc qu’une politique efficace de réduction de l’absentéisme devrait plutôt viser le déploiement du télétravail dans les entreprises et les administrations ce qui, outre l’effet recherché de diminution du nombre des arrêts de maladie, conduirait aussi à améliorer le pouvoir d’achat et le bien-être des salariés ; et à accroître leur efficacité professionnelle permettant aux entreprises d’être plus performantes et à notre pays d’être plus compétitif dans cette période difficile.
Quelques chiffres pour convaincre
Selon la Sécurité sociale : actuellement les indemnités journalières coûtent 8,7 milliards d’euros, dont 3,7 milliards pour les maladies courantes de moins de 3 mois et 2,5 milliards pour les accidents du travail.
Le secteur de la santé est le plus touché : la moyenne des arrêts de travail y est de 21,3 jours par an. Pour les autres secteurs, les durées d’arrêt varient de 16,1 jours pour les services à 11,8 pour le BTP (Transports : 14,4 ; Industrie : 13,9 ; Commerce : 13,6).
Pour les accidents de trajet : en 2009, des arrêts de travail ont été causés par près 40 000 accidents de trajet, entraînant 108 décès, 2 200 invalidités professionnelles et 2 186 000 journées d’arrêt de travail.
Stress et fatigue liés aux transports : une enquête mondiale effectuée par la société Regus montre que les trajets professionnels sont classés comme « le plus grand facteur de stress » par les salariés : « 82 % des personnes interrogées ont désigné le stress causé par les embouteillages, les bus et les trains bondés comme principale source d’irritation » suivis par : « les retards et interruptions de service, l’agressivité au volant… » (MarketingUK, août-septembre 2010).
Impact positif du télétravail :
►selon une étude réalisée auprès de 140 télétravailleurs canadiens, ceux-ci affirment se sentir plus heureux, en meilleure santé et mener une vie plus équilibrée (Staples Advantage, 19 juillet 2011) ;
►une autre étude (américaine) de mai 2010, corrobore ce que l’AFTT exprime constamment : pour le réseau Telework Research Network, le télétravail présente de nombreux avantages économiques pour les entreprises : ainsi, un télétravailleur serait 27 % plus productif qu’un salarié se rendant tous les jours au bureau ; la nouvelle organisation permettrait une réduction des dépenses de bureau (- 18 %) une diminution de l’absentéisme (baisse moyenne de 3.7 jours par an) et une réduction du turnover (réduction de 25 %). Le bénéfice cumulé serait alors supérieur à 400 milliards de dollars par an pour les entreprises américaines. L’étude détaille également les bénéfices du télétravail pour les salariés eux-mêmes : réduction des coûts de transports, des temps de conduite, des frais de parking, sans oublier les économies de temps (52 minutes en moyenne par jour) une plus grande flexibilité et une diminution de l’exposition aux maladies.
Ce communiqué de l'AFTT (Association française du télétravail et des téléactivités, dont CAP Télétravail est adhérent) fait suite à l'annonce, par le gouvernement français, d'une action destinée à réduire le taux d'absentéisme des salariés. Comme dans d'autres domaines, ce type de mesure se situe à l'intérieur du cadre traditionnel des relations de travail, ce qui tend à en minorer les effets tout en obscurcissant un peu plus le climat social interne des entreprises et des administrations. Tout autre serait l'engagement d'une action agissant sur les causes des difficultés signalées, plutôt que sur les effets : chercher à modifier le cadre des relations de travail, à faire pénétrer dans les organisations, des relations de confiance réciproque entre salariés et managers, par exemple par l'introduction du travail à distance, permettrait d'envisager des résultats bien supérieurs et non antagoniques.
sources :
Communiqué de l'AFTT (Paris, 16 novembre 2011) .
www.aftt.asso.fr
La firme Fujitsu commercialise un poste de travail virtualisé à l'extrême, dénommé "Zero client" (sans doute en référence à l'ancien "client léger") : un écran intelligent, avec une prise réseau, sans aucun composant, ni processeur, ni mémoire, ni disque dur... Selon les indications fournies, ce poste de travail réduit la consommation d'énergie de 60 % et l'empreinte carbone de 80 %.
Cette innovation poursuit une évolution engagée depuis de longues années, cherchant à libérer tant l'opérateur des pesanteurs qui le lient à son appareil, que l'organisation des systèmes d'information, en les dégageant des contraintes coûteuses de la duplication des programmes sur les postes de travail. S'il en fallait une preuve, on voit bien que les obstacles au déploiement du télétravail ne sont plus d'ordre technique.
sources :
Colloque Green It 2011 - Paris - 24 mai 2011
www.greenit.fr
Trois grandes sociétés helvétiques (CFF, Swisscom et Microsoft-Suisse) ont organisé un "Home Office Day", 2e journée nationale du travail à domicile, pour sensibiliser les employeurs et les salariés à cette forme moderne de travail : 450 000 personnes y sont potentiellement éligibles, 67 000 tonnes de CO2 pourraient être économisées chaque année, ainsi que plusieurs centaines de millions de francs "si les infrastructures de transport n'étaient pas aussi encombrées aux heures de pointe". L'initiative était soutenue par l'Office fédéral de l'énergie, celui de la formation professionnelle et de la technologie, le WWF, etc.
sources :
Le Temps, 20 mai 2011
www.letemps.ch
Une enquête, réalisée par le cabinet IDC pour le compte de Bouygues Telecom, fait ressortir que, seules 24% des 240 entreprises interviewées pratiquent le télétravail en interne. Le paradoxe apparaît quand l'étude indique que 82% de l'échantillon disposent d'un intranet-extranet-réseau social, 77% d'un VPN, 72% d'un webmail, 53% d'un système d'audioconférence, 50% d'un outil de partage de documents, 47% d'une messagerie instantanée, 42% de visio et webconférence... L'étude conclut que les freins au déploiement du télétravail sont d'ordre manageriaux et organisationnels : 76% des chefs d'entreprise rechignent à adopter cette pratique, bien que 40% peuvent la tolérer de façon marginale.
sources :
Observatoire de l'informatique et des télécoms au service des nouvelles organisations de travail
www.wirkers.info
Interview du psychiatre suisse Davor Komplita : Les nouvelles formes d'organisation du travail s'évertuent à mobiliser et à s'approprier la subjectivité des collaborateurs... La culture du résultat, des chiffres, de la performance, de la gestion des projets et des évaluations se développe dans une rupture croissante avec la réalité du travail humain... La moitié des arrêts maladie à Genève en découlent... Nous constatons des invariants : l'isolement, l'absence de dialogue... Scientifiquement il a été prouvé qu'un cerveau soumis à un stress permanent et continu entre dans l'inhibition... J'appelle cela un "chagrin d'honneur" car il relève de la perte de dignité de l'être humain... ce qui détruit les gens c'est de n'être plus rien aux yeux des autres...
L'objectif est de mettre en place une écologie du travail en récompensant les travailleurs par de la considération et du temps.
Le télétravail ne peut pas, à l'évidence, constituer, à lui seul, un remède contre le burn out ; dans certaines conditions, il peut même renforcer l'isolement du travailleur et ainsi renforcer son stress. Ceci dit, dans la plupart des expériences, on peut mesurer une diminution sensible de ces éléments de stress : d'abord, il faut considérer les apports conséquents de la réduction des déplacements pendulaires quotidiens contraints que subissent des millions de salariés et de la diminution des dépenses que ces déplacements occasionnent ; ensuite, la création d'un nouveau rapport salarial est aussi visible : l'employé gagne en considération (on lui fait confiance) ; le cadre accorde plus d'importance au contenu des opérations de travail ; les bases d'un dialogue professionnel constructif peuvent se mettre en place.
sources :
La Tribune, 17 avril 2011
www.latribune.fr
Cinq ans après avoir reçu le label de pôle d'excellence rurale, le Pôle numérique de Haute Alsace, la Source, vient d'être inauguré par Roger Gaugler, président de la Communauté de communes de la Vallée de la Doller. Le lieu regroupe une salle de séminaires, des salles de formation, cinq bureaux à la location, le siège de la télé locale et des bureaux pour le télétravail. Le projet a coûté 1,7 million d'euros, répartis entre l'Etat, la Région, le Conseil général et le Pays. Bienvenue à ce nouveau maillon dans le monde (encore petit) des lieux destinés au travail à distance. Espérons seulement que ses concepteurs aient une approche adaptée au problème majeur que connaissent les télécentres français, à savoir leur très faible fréquentation (cf. étude récente du CNRS).
sources :
e-alsace
www.e-alsace.net
Les sociétés Skype et GigaOM viennent de publier les résultats d'une étude menée auprès de 1000 salariés d'entreprises américaines. Il en ressort que de plus en plus d'entreprises permettent le télétravail de leurs employés et que cela constitue, pour ces derniers, un élément de satisfaction au travail (qui arrive en 3e position après le niveau du salaire et la qualité de l'environnement de travail). 82% des interviewés souhaitent que la possibilité de choisir son lieu de travail devienne une norme.
sources :
The Future of Workplaces
http://livingworkplace.skype.com
Selon une étude réalisée pour la société Regus par le cabinet MarketingUK, pour 51% des entreprises françaises, les modes de travail flexibles sont moins coûteux ; ils permettent aux collaborateurs de trouver un meilleur équilibre de vie et d'être plus motivés (45%) d'attirer des talents très éloignés (21%) de réduire les coûts de gestion (33%) d'augmenter la productivité (43%) d'être plus agiles (31%). Mais la principale crainte des entreprises demeure le manque de confiance envers les collaborateurs qui travaillent à distance, raison pour laquelle cette innovation est réservée au haut management. Olivier De Lavalette, directeur chez Regus, souligne que "de nombreuses entreprises laissent filer des belles occasions de développement et peuvent même décourager les jeunes talents qu'elles ont mis beaucoup de temps à recruter et à former" ; il est persuadé"que les réticences qui subsistent s'estomperont peu à peu tant les avantages en termes de compétitivité sont grands".
sources :
Etude MarketingUK pour la société Regus
http://www.chefdentreprise.com
Selon une étude de la société Regus, 85% des entreprises américaines offrent à leurs employés la possibilité de travailler hors des locaux : gains de productivité, amélioration des conditions de travail, motivation accrue, satisfaction, baisse du turn-over... = des avantages pour tous : et en France ? On avance lentement...
sources :
La Lettre de l'Atelier BNP Paribas Group, mardi 15 mars 2011
http://www.atelier.net
Une étude du cabinet McKinsey (réalisée pour Google) indique que la filière Internet booste la croissance française, favorise la création d'emplois et renforce les performances des entreprises : ainsi, chaque euro investi "s'est traduit par deux euros de marge opérationnelle" et "chaque euro dépensé en marketing a rapporté 2,5 euros de bénéfice". L'étude indique qu'il subsiste encore des "marges de progression pour exploiter pleinement le potentiel numérique de la France", par exemple par la mise en oeuvre d' "une politique volontariste de promotion de la filière", comme cela est le cas aux Etats-Unis ou en Asie. En ayant plus recours au télétravail aussi !
sources :
Newsletter RTFlash n°588
www.rtflash.fr/newsletter/588
Une étude de l'INSEE vient de mesurer la proportion de ménages disposant d'un accès internet à leur domicile : la progression est impressionnante puisque, en 10 ans, le taux d'équipement est passé de 12 % (en 2000) à 64 % (en 2010). Neuf fois sur dix l'accès est à haut débit. L'internet mobile se développe rapidement. Encore un obstacle au télétravail qui disparaît...
sources :
INSEE Première, n° 1340, mars 2011
www.insee.fr
S'appuyant sur le constat d'un engouement de plus en plus marqué pour la vie à la campagne, un maire d'une petite commune de la Nièvre, propose la création d'un "bouclier rural" ! Dans un texte, présenté sous la forme d'une proposition de loi, l'élu préconise diverses mesures pour améliorer la vie quotidienne des habitants du monde rural. Parmi celles-ci : le déploiement de la fibre optique "partout et pour tous", en précisant que "cet aspect est important: il permet de désenclaver les zones éloignées des services et favorise le développement du télétravail dans le monde rural...".
sources :
Dijonscope
www.dijonscope.com
Une étude de chercheurs hollandais vient de démontrer que l'absentéisme est directement corrélé à la durée des déplacements des salariés : à partir de 41 165 données recueillies en Allemagne entre 1999 et 2008, Jos N. van Ommeren et Eva Gutierez-i-Puigarnau (Université d'Amsterdam) évaluent à 15 à 20% la baisse possible de l'absentéisme si les distances à parcourir quotidiennement par les employés pour se rendre sur leur lieu de travail devenaient négligeables. Il manque une étude sur les effets du télétravail sur l'absentéisme ; des observations réalisées sur quelques situations précises montrent que la courbe devient proche de zéro...
sources :
Regional Science and Urban Economics, volume 41, Issue 1, January 2011, pages 1-8
www.sciencedirect.com
Le Président Obama a signé une loi, "Telework Enhancement Act of 2010", qui oblige chaque directeur d'administration à établir une politique de télétravail précisant le cadre dans lequel ses employés seront autorisés à utiliser un équipement mobile, à déterminer les employés éligibles au télétravail et à notifier à ceux-ci leur éligibilité, Le coût de cette mesure est évalué à 30 millions de dollars, à comparer à celui de la fermeture récente des administrations pendant une semaine, à cause des tempêtes de neige, évalué à 71 millions de dollars par jour.
sources :
Information du Centre d'analyse stratégique
www.telework.gov
Enquête réalisée auprès de 826 salariés franciliens : deux sur trois passent plus d'une heure par jour dans les transports, 46% en voiture, pour 77% le télétravail est du travail à domicile. La majorité des salariés considère que le télétravail permet de gagner du temps, d'être moins fatigué, d'économiser de l'argent. Mais la majorité pense aussi que ce ne sera pas possible dans son entreprise à cause de la nature du métier, du management ou de l'organisation du travail. Pratiquement personne ne sait ce qu'est un télécentre.
sources :
Enquête Opinionway
www.Les NouvellesParisiennes.org
Selon une récente étude mondiale, les jeunes Français sont, parmi les 25 pays enquêtés, en tête (2e) pour leur espérance d'une "bonne ambiance de travail, des collègues sympathiques" et celle d'un "travail intéressant" (3e). Très probablement qu'une diffusion massive du travail à distance contribuerait à répondre à cette aspiration.
sources :
Dominique Reynié (dir.) 2011, la jeunesse du monde, une enquête planétaire, Fondation pour l'innovation politique, 2011
www.fondapol.org