La compétitivité sans le travail ? 16 Janvier 2012

 

L'Institut de l'Entreprise, dans la perspective des prochaines élections présidentielles, vient de publier un rapport dont le titre à lui seul situe la volonté de ses auteurs : "Pour un choc de compétitivité en France".
Après le constat qui, malheureusement, signale la dégradation des positions de l'économie française, plusieurs mesures sont avancées qui visent un meilleur engagement de la puissance publique, ainsi que des mesures de réduction des charges sociales, la création d'un conseil de la compétitivité, une libération du dialogue social, etc.

La lecture de ce rapport laisse quelque peu dubitatif sur l'importance du "choc" annoncé, et espéré par les auteurs :
certes, on peut comprendre que la situation des entreprises serait susceptible de s'améliorer dans un contexte plus libéralisé (mais il reste à concevoir les parades que la puissance publique devrait mettre en place pour pallier certains effets sociaux de ces avancées) mais le doute s'installe quand on repère l'absence de la question du travail dans l'analyse et les propositions.
Comment peut-on croire à un relèvement de la compétitivité si la question des rapports de travail n'est pas prise en compte.
Les entreprises françaises souffrent certainement d'une faiblesse du dialogue social, mais le mal est bien plus profond en ce qui concerne le dialogue professionnel.
Le télétravail, parce qu'il permet d'instaurer un nouveau climat de travail, fondé sur la confiance réciproque entre managers et opérateurs, peut être une voie pour réellement faire décoller l'efficacité productive ; mais le terme "télétravail" (ni d'ailleurs celui de "confiance") n'est pas cité dans le rapport...     


sources :

www.institut-entreprise.fr

Tags :
Compétitivité



image technologies
Valid XHTML 1.0 Strict